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DE LA VILLE DE PARIS.
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de ceulx que vous avez esleuz, comme il desire que vostre Ville soit maintenue en toutes ses preherai-nences, et en cela et toutes autres choses qui seront utilles et convenables au bien d'icelle, pouvez vous asseurer de recevoir de luy toute faveur et con len­tement, à quoy je ne sçauroys avoir plus.de plai­sir que de m'employer et vous faire de plus en plus
congnoistre combien j'ay et la Ville et les bons ct fidelles subjectz que le Roy mond, filz y a en chere recommandation; priant Dieu, Mess™, qu'il vous ayt en sa garde. Escript à Chaulne, le xix" jour d'Aoust mil vc Ixvu t1'.»
Signé : CATERINE. Et au dessoubz : de L'Aubespine.
DCCXCVIII. — Lettres du Roy pour les Centeniers des faulxrourgs.
. 21 août i567. (H 1784, fol. 4o5 v°.)
De par le Roy.
. "Tres chers et bien amez, ce qui nous a meuz à ordonner nagueres l'establissement des Centeniers en chascun quartier de nostre bonne ville et cité de Paris, a esté principallement pour tenir main forte à nostre justice, et que les meurdres et assassinatz qui s'i commectoient feussent par là aulcunement contenuz et empeschez, au bien et repos de lad. Ville et seureté des habitans en icelle; et pour ce que nous sommes advertiz que la plus grande partie de ceulx qui entreprennent telles choses se retirent et logent es faulxbourgs de lad. Ville, et que en iceulx s'entreprennent et exécutent telz excès, pour la li­berté que les meschans y penssent avoir, et que nous n'avons en moindre protection ne recommandation la seureté desd, faulxbourgs que de lad. Ville, pour n'estre quasy, que une mesme chose, aussi qu'il advient souvent que, après qu'ilz ont faict quelque faulte, ilz se retirent esd. faulxbourgs; à ceste cause nous voullons, vous mandons et ordonnons que vous
ayez, incontinant la presente receue, à faire es faulx­bourgs Sainct-Germain, Sainct-Jacques, Sainct-Marceau et Sainct-Honnoré pareil et semblable esta­blissement en chascun d'iceulx faulxbourgs d'ung Centenier, qui y sera esleu en voz presences en la maniere acoustumée pour commander aux cent hommes dud. faulxbourg qui luy seront baillez soubz sa charge, pour faire le mesme office et devoir et en lel estat et povoirque sont ceulx de lad. Ville, chascun en son quartier. Et lad. eslection faicle, que les trois passent procuration au quatriesme pour venir devers nous faire le serment pour ce deu, ainsi qu'il a esté faict des autres establiz en lad. Ville, les instruisans bien au demourant de ce qu'ilz auront à faire pour leur devoir, conformement à nostre intention que vous avez ja assez entendue, à ce qu'ilz se contien­nent et portent modestement en leursd, charges, le tout au bien de lad. Ville et transquilité d'icelle. Donné à Peronne, le xxie d'Aoust mil v° Ixvu. -
Signé : CHARLES. Et au dessoubz : &e L'Aubespine.
DCCXC1X. — [Serment des Eschevins.]
s3 août 1567. (H -78i. -°1- io6 r°-)
Le samedi, xxiu" jour d'Aoust, l'an mil cinq cens soixante et sept, mess™les déléguez à aller à la Court porter le scrutin au Roy sont revenuz et ont rapporté led. scrutin avec les deux lectres du Roy et de la Royne, cy devant transcriptes.
Et le mesme jour, à deux heures de relevée, Mess" les Prevost des Marchans et Eschevins, vestuz de leurs robbes my parties, acompaignez des quatre
scrutateurs et aucuns des Conseillers de lad. Ville, sont allez à la Chambre du Conseil au Palais à Paris, où estoient les deux nouveaulx esleuz, et pre-sidoient Mess™ les presidens de Thou et Nicolaï, Mess™ de la Court et des Comptes, où feurent leues lesd, lectres du Roy avec led. scrutin. Ce faict, lesd, deux Eschevins feirent le serment en la maniere acoustumée, puis revindrent en l'Hostel de lad. Ville, où ilz feurent installez.
O Cette dépêche de la Reine Mère est reproduite, d'après notre Registre, dans le recueil des Lettres de Catherine de Médicis, 1.111, p. 5o.
: • "                                                                                                                                                                                    71'-